| Titre : | Loi Duplomb : une mauvaise recette ? (2025) |
| Auteurs : | Xavier COUMOUL, Auteur ; Francelyne MARANO, Auteur ; Sylvie BORTOLI, Auteur |
| Type de document : | Article |
| Dans : | Cahiers de nutrition et de diététique (N°5 vol.60, octobre 2025) |
| Article en page(s) : | 259-262 |
| Langues: | Français |
| Concepts : |
PESTICIDE
SANTE PUBLIQUE NEONICOTINOÏDE |
| Résumé : |
Tous les ingrédients étaient réunis pour une mauvaise recette : un texte de loi qui a provoqué une levée de boucliers dès sa parution1, une procédure d’adoption parlementaire « baroque », un débat polarisé à l’extrême et simplificateur…. Un contexte à l’origine d’un sursaut citoyen concrétisé par la signature, par plus de 2 millions de nos concitoyennes et concitoyens, d’une pétition demandant le retrait de la loi, déposée sur le site de l’assemblée nationale2. En conséquence, un débat relancé mais toujours aussi électrique, où chacun et chacune campent sur des positions ne permettant pas d’aborder simplement la complexité d’un dossier qui en rappelle d’autres, comme celui ayant conduit à la ré-autorisation du glyphosate par l’EFSA en 20233.
Car parmi les nombreux points qui caractérisent cette loi, la controverse s’est cristallisée sur le terrain médiatique, essentiellement autour d’un seul ingrédient de la recette : un pesticide, un néonicotinoïde, l’acétamipride, qui devrait redevenir disponible pour les usages agricoles dédiés à la culture de la betterave et de la noisette sur le territoire français, réalignant ainsi notre pays sur les autres pays européens qui ont conservé le droit de l’utiliser sans toujours le faire. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Dans un contexte où les pesticides occupent une place de plus en plus importante dans les esprits et questionnent quand il s’agit de nutrition, est-ce une bonne chose de revenir sur une décision qui n’avait pas été prise à la légère par des autorités qui identifiaient déjà des signaux d’alerte environnementaux et sanitaires en 2018 pour la famille des néonicotinoïdes, également appelés pesticides « tueurs d’abeilles ». Sur le site du ministère de l’Agriculture, pour justifier cette interdiction, on trouve toujours que « Le Gouvernement rappelle qu’il a mis en place un plan ambitieux sur les pesticides avec une priorité donnée à l’élimination rapide des substances les plus préoccupantes, à la sortie du glyphosate et à la mise en œuvre de l’interdiction des néonicotinoïdes »4. Cette interdiction avait fait suite aux États généraux de l’alimentation et à la loi Egalim1 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable. Sept ans plus tard, revirement complet avec la loi Duplomb. |
Exemplaires (1)
| Cote | Support | Section | Disponibilité |
|---|---|---|---|
| PER CAH | Revue | AA - Alimentation, santé et agroindustries | Disponible |



